Chapitre 2 : La fuite pour une l'équipe de Choc (ou de Chope)

Fuite en mode mousse et panique

La fête du houblon avait viré au chaos total.

Un vrai champ de bataille mousseux où les pintes gisaient comme des soldats tombés au front, les tables renversées formaient des barricades improvisées, et un stand de gaufres agonisait dans un coin, victime collatérale qui n’avait rien demandé à personne.

Anabelle courait comme si on lui avait promis une bière gratuite à l’arrivée.

Albert, lui, sprintait derrière, sa gamelle dans la gueule, tel un chevalier brandissant son bouclier anti-apocalypse.

— Reste près de moi, Albert ! hurla-t-elle.

Elle avait perdu son amie dans la cohue.

Son cœur battait comme une pompe à bière en surpression, prête à exploser.

C’est là qu’elle percuta un torse.

Un torse large.

Un torse avec un badge.

— Agent de sécurité ! s’exclama-t-elle, mi-soulagée, mi-au-bord-du-burn-out.

— Ouais… enfin, agent de sécurité de festival, répondit-il.

— Je suis formé pour empêcher les gens de danser sur les tables, pas pour gérer des… trucs qui sentent la fermentation morte.

Derrière eux, plusieurs silhouettes titubantes avançaient.

Peau grisâtre, yeux vides…

Et surtout :

Ils reniflaient les verres renversés comme des chiens truffiers en stage intensif.

— Ils… ils cherchent de la bière, souffla Anabelle.
— Exact. Plus ça sent la bière, plus ils deviennent zinzins.

Un zombie huma l’air, repéra un fût éventré et fonça dessus comme un fan de craft beer sur une édition limitée.

— Bon, ça nous laisse une chance, dit l’agent.
— Tu sens la bière ?

Anabelle renifla son t-shirt.
Une éclaboussure de triple houblon séchait dessus.

— Euh… un peu.
— Alors cours.

Ils détalèrent.
Albert trottait derrière, sa gamelle faisant clong clong à chaque pas, comme un tambour de guerre mal accordé.
Un zombie tenta de les suivre, mais s’arrêta net en flairant une bouteille cassée.
Il s’y jeta dessus comme un étudiant sur un happy hour.

— Ils préfèrent la bière aux humains, souffla Anabelle.
— Ouais. Mais si tu sens la bière… t’es un apéro sur pattes.

La forêt : Ambiance survivale et odeur de malt

Ils quittèrent les derniers stands et s’enfoncèrent dans la forêt.

Le silence retomba, seulement brisé par Albert qui essayait de s’asseoir sur sa gamelle.

Échec cuisant.

— Bon… on est vivants, dit Anabelle.

— Pour l’instant, répondit l’agent.

— Et moi c’est Francis, au fait.

Un craquement retentit.

Puis un autre.

Puis un clong suspect.

— Oh non… encore un zombie alcoolique, murmura Anabelle.

Mais non.

Deux silhouettes émergèrent de l’ombre

Rencontre avec les deux cueilleurs "pas si sobres"

Patrick et Yvon, le duo improbable

Le premier : grand, sec, barbe façon buisson mal entretenu.

Le second : plus âgé, barbe blanche, portant un sac à dos énorme qui faisait clong clong à chaque pas.

— On n’est pas des zombies ! dit le petit en levant les mains.

— On est… euh… des survivants.

— Et vous sentez pas la bière ? demanda Francis, méfiant.

— Non, répondit le grand.

— On cueillait des champignons. On boit jamais pendant la cueillette. Trop dangereux.

— Et vous avez trouvé quoi ? demanda Anabelle.

Yvon ouvrit son sac.

À l’intérieur :

Des bières.

Des dizaines.

Des bouteilles artisanales, des éditions limitées, des trucs qui avaient l’air illégaux dans trois pays et un canton suisse.

— On les a trouvées dans une cabane abandonnée, dit-il.

— On s’est dit que ça pourrait servir.

Francis se tapa le front.

— Génial. Deux cueilleurs sobres… mais avec un stock qui peut attirer toute une horde.

Albert aboya, comme pour dire : On les garde, ils sont marrants.

— Moi c’est Patrick, dit le grand.

— Lui c’est Yvon.

— Anabelle.

— Et lui c’est Albert.

Albert leva la queue, fier comme un sommelier qui vient de reconnaître un houblon à l’odeur.

Le Bunker : Nouveau niveau débloqué

Ils marchèrent encore quelques minutes, jusqu’à ce que les arbres s’écartent.

Devant eux se dressait un bâtiment massif, couvert de mousse.

Une porte en acier rouillée.

Un panneau illisible.

Un ancien bunker.

Francis souffla.

— Bon… ça y est. On est quatre, plus Albert.

Il sourit.

— On vient de créer notre équipe de choc… ou de chope.

Anabelle posa la main sur la porte du bunker.

— Et maintenant… on entre.

La nuit venait de passer en mode niveau supérieur.

Rendez-vous très vite pour le Chapitre 3

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