Chapitre 1 : Le Monde actuel où la bière coule à flot
Ambiance pré-apocalypse, pintes pleines, bonheur simple

La France vit dans une sorte de fête nationale permanente.
Pas besoin de calendrier, pas besoin d’excuse : chaque jour était un prétexte pour lever le coude.
Les brasseries tournent à plein régime, les terrasses débordent, et les tireuses travaillent plus que les ministres en période de crise.
Le pays vibre au rythme des pintes qui s’entrechoquent, des débats passionnés sur la meilleure IPA du moment.
Un monde où la mousse est reine.
Et au milieu de cette symphonie houblonnée trottine Albert, un bouledogue anglais à la démarche de ministre pressé.
Il ne bois pas de bière mais il se promène avec une gamelle marquée en lettres :
“BIÈRE (mais pour chien)”.
Un détail qui fait rire tout le monde… sauf lui. Albert prend l’hydratation très au sérieux.
Une ambiance de fête permanente

Chaque vendredi soir, la place centrale se transforme en gigantesque open‑air improvisé.
Brasseries, food‑trucks, fanfares, gens qui dansent comme si personne ne regardait (alors que tout le monde regarde)…
C’est le paradis.
Parmi la foule, deux personnages se démarquent :
• Anabelle, brasseuse passionnée, franc-parler affûté, capable de parler houblon comme d’autres parlent philosophie,
• Max, serveur hyperactif, probablement alimenté à la triple IPA en perfusion.
Ce soir-là, comme d’habitude, ils sont installés à leur table habituelle.
Albert dort sous la table, dans une posture qui dit clairement : “Je suis payé pour être mignon, pas pour participer.”
— “Regarde-moi ça, Max… On dirait que tout le pays a décidé de prendre l’apéro en même temps.”
— “Et encore, t’as pas vu la file devant ton stand de blonde houblonnée. On dirait qu’ils distribuent des lingots.”
— “Normal. Elle est parfaite.” répond Anabelle avec un clin d’œil.
— “Tu parles de ta bière ou de toi ?”
— “Des deux. Évidemment.”
Albert lève vaguement une oreille, puis replonge dans sa sieste professionnelle.
Les premiers signes

Depuis quelques jours, Anabelle remarque un truc étrange.
— “Max, t’as pas remarqué que certains clients ont l’air… un peu trop excités ?”
— “C’est l’effet de ta bière. Elle met de bonne humeur.”
— “Non mais vraiment. Regarde là-bas.”
Un homme, au fond de la place, boit sa bière comme si c’était un antidote.
Pas un simple buveur.
Un aspirateur à bière.
— “Ouais bon… il a juste très soif.”
— “Ou alors il a un problème.”
— “Ou alors il a trois enfants en bas âge.”
— “Max, je suis sérieuse.”
Albert ouvre un œil, grogne, puis referme l’œil.
Un grognement de bouledogue qui dit : “Je confirme, c’est louche, mais je suis en pause.”
Une fête qui déraille
La nuit avance, et l’ambiance reste joyeuse… mais quelque chose cloche.
Un groupe rit un peu trop fort.
Une femme renverse sa bière sans réagir (crime national).
Un homme trébuche, se relève, repart comme si de rien n’était.
— “C’est moi ou les gens sont… bizarres ce soir ?” demande Max.
— “Ah ! Tu vois !” répond Anabelle.
— “Ouais mais bizarre genre ‘ils ont trop bu’, ou bizarre genre ‘ils vont manger quelqu’un’ ?”
— “J’espère la première option.”
Albert, lui, a arrêté de dormir.
Un signe alarmant.
Le moment où tout bascule
Il est presque minuit quand l’incident se produit.
L’homme étrange monte sur une table.
Tout le monde se retourne, pensant qu’il va chanter, faire un discours, ou demander une autre bière.
Mais non, Il pousse un grognement.
Un grognement qui fait frissonner la moitié de la place.
— “Euh… Max ?” murmure Anabelle.
— “Ouais… là c’est plus de la soif.”
L’homme tremble, devient pâle, puis…
pousse un cri inhumain avant de sauter de la table, les bras tendus comme un zombie en stage d’improvisation.
La foule recule d’un seul mouvement.
— “Ok. Là, on a un problème.”
— “Un très gros problème.”
Albert se redresse enfin, prêt à défendre… pas la foule, non.
Sa gamelle.

La fin du monde parfait
La fête s’arrêta net, les rires disparurent et les verres cessèrent de s’entrechoquer.
Le monde où la bière coulait à flot venait de prendre un virage sombre.
Un virage… apocalyptique.
Anabelle et Max se regardèrent.
— “On va devoir faire quelque chose.”
— “Ouais… mais quoi ?”
— “Je crois qu’il va falloir former une équipe.”
— “Une équipe de quoi ?”
— “De survivants.”
Albert aboya, comme pour dire : “Je veux bien venir, mais je marche pas vite.”
Et pendant que la foule paniquait, que l’homme-zombie avançait en titubant, que la musique s’éteignait… une nouvelle ère venait de commencer.
L’ère des Survivants du Houblon.

Rendez-vous très vite pour le Chapitre 2
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